Dans les coulisses du documentaire RM: Right People, Wrong Place
Traduit de l’anglais (Weverse Magazine du 16/12/2024) par #Lolo
Interview avec le réalisateur Lee Seokjun et la co-réalisatrice Im Subin
Le documentaire RM: Right People, Wrong Place relate la création du deuxième album solo du membre de BTS RM tout en servant de journal personnel pour Kim Namjoon. Il révèle ses pensées quotidiennes et ses sentiments au monde en « capturant toutes ces choses qui m’arrivent ». À ses côtés dans cette aventure se tient une force créative connue sous le nom d’Équipe RM, formée spécialement pour la production de l’album Right Place, Wrong Person. Le réalisateur Lee Seokjun, qui a acquis une grande compréhension du monde intérieur de RM comme membre de cette équipe tout en documentant de près ces 8 mois de parcours et la coréalisatrice Im Subin, qui a démêlé des centaines d’heures d’enregistrement pour connecter chaque élément constituant l’histoire globale derrière l’Équipe RM, se sont entretenu·e·s avec Weverse Magazine pour partager leurs perceptions du documentaire RM: Right People, Wrong Place.
L’avant-première de RM: Right People, Wrong Place s’est déroulée lors de la 29ème édition du Festival du Film International de Busan en octobre. Une avant-première lors de laquelle vous avez tenu un discours sur scène aux côtés d’autres membres de l’Équipe RM. Comment cela s’est-il passé ?
Lee Seokjun : Nous nous sommes retrouvé·e·s sur scène sans la star du documentaire, et avons dû nous débrouiller sans lui, simplement avec d’autres personnes du film et l’équipe de production. Je me souviens m’être dit : « il ne faut pas qu’on fasse d’erreurs et qu’on salisse le nom de Namjoon », donc tout le monde avait mémorisé ou écrit à l’avance ce qu’iel allait dire avant de monter sur scène (rires). Nous avons appris que Namjoon a regardé l’événement en direct et qu’il a ri en nous voyant. Parfois, Namjoon appelle l’Équipe RM : « les bohémien·ne·s ». Il dit que nous vivons à l’état sauvage et à notre propre manière. C’est peut-être pour cela qu’il a autant ri en nous voyant dans un cadre si formel (rires). Pour cette raison, nous avons rarement l’opportunité de monter sur scène comme ça donc nous avons vraiment aimé être témoins de la réaction énergique du public.
Right People, Wrong Place est aussi le premier titre de l’album Right Place, Wrong Person. Qu’est-ce qui vous a amené à choisir ce titre pour le film ?
Im Subin : Tout d’abord, nous avons concocté un bon nombre de titres potentiels. Certains d’entre eux étaient trop émotionnels, d’autres semblaient trop éloignés et d’autres encore étaient trop dans le mille. Nous avons débattu sur le titre qui représenterait le mieux l’histoire du film. Un jour, Namjoon a dit : « Je pense que nous sommes au mauvais endroit » et nous avons envisagé de l’utiliser pour le titre car nous aimions sa consonance, mais nous avions l’impression que c’était un peu trop long. Par coïncidence, Namjoon n’arrête pas de dire qu’il y a des choses qui ne vont pas dans le documentaire donc nous avons finalement décidé que le plus logique serait de le lier organiquement au premier titre de l’album, Right People, Wrong Place. Travailler sur le titre nous a permis d’apprécier de nouveau à quel point les titres de toutes les chansons étaient parfaits (rires).
Lee Seokjun : Même si les titres de l’album et du film utilisent des mots différents, l’acronyme est le même pour les deux : RPWP, ce qui peut amener les gens à les mélanger assez pour qu’iels réfléchissent à nouveau à leur signification (rires). Personnellement, Right People, Wrong Place signifie pour moi que les gens ne se sentent pas à la bonne place. Nous nous sentons naturellement nous-mêmes dans le contexte de nos vies, mais parfois nous nous sentons comme un·e intrus·e dans certains endroits, comme au travail ou dans un groupe. Quand nous travaillions sur l’album, il est souvent arrivé que nous nous retrouvions dans des endroits inconnus et que nous en parlions entre nous quand c’était le cas. Je pense que le titre du film est approprié car il capture parfaitement les pensées et les sentiments que nous avions dans ces moments-là.
Cela a dû être difficile d’anticiper la direction qu’allait prendre le documentaire au début puisque vous l’avez tourné dès les premiers jours de la création de l’album. Comment avez-vous géré cette particularité ?
Lee Seokjun : Namjoon avait une vision claire dans sa tête dès le début de l’atelier d’enregistrement de Right Place, Wrong Person et le producteur San Yawn avait déjà préparé la plupart du contenu de la ligne directrice pour avoir une vue d’ensemble. Quand j’ai rejoint l’Équipe RM, Namjoon m’a expliqué personnellement le projet RPWP et pourquoi il voulait le faire. Ça m’a aidé à avoir un bon niveau de compréhension dès le départ pour commencer à travailler. Namjoon a aussi fait le même briefing à chaque fois que quelqu’un rejoignait l’équipe, comme les réalisateur·rice·s des clips et les photographes. Il a probablement dû le répéter jusqu’à 17 fois d’ici la fin du projet. Je me souviens encore à quel point sa présentation était affinée (rires).
Comment chacun d’entre vous a-t-iel rejoint initialement l’Équipe RM et pris part à la création du documentaire ?
Lee Seokjun : Tout a commencé quand San Yawn, qui gérait le projet en entier, m’a contacté et m’a demandé : « Je ne sais pas s’il sortira ou non, mais serez-vous prêt à dédier une année pour ce film ? » Il a éveillé ma curiosité alors nous avons rencontré Namjoon. Même lors de notre première réunion, Namjoon était très ouvert sur son histoire et ça m’a rendu assez à l’aise pour partager la mienne. Ensuite, nous nous sommes revus régulièrement, presque comme si ça faisait partie de notre travail, et nous sommes devenus proches grâce à toutes nos conversations. En y repensant aujourd’hui, je me rends compte que Namjoon a fait beaucoup d’efforts pour se confier et créer un environnement détendu.
Im Subin : Au début, mon rôle était d’organiser et de sélectionner le contenu filmé qui pourrait être important pour le film. Nous avons tourné pendant une longue période donc nous avons accumulé un grand nombre de contenus. Pendant que Seokjun était sur les lieux, capturant un portrait intime du moment avec un œil tourné vers le futur, quand je suis arrivée sur le projet pour trier tout ce contenu, j’ai dû jouer à chat avec le passé et plus tard, j’ai fini par participer au tournage. Je prenais ce qui avait été tourné et je l’analysais dans la foulée. Le but de parcourir ces vidéos était de rendre le processus plus simple pour le montage, donc j’ai continué à le faire et j’ai laissé des commentaires comme par exemple : « Ça semble important, peut-être ? » Pendant ce processus, mon rôle sur ce projet s’est étendu et diversifié.
La relation proche et transparente entre les réalisateur·rice·s et leurs sujets dans le film est unique parmi les documentaires. Avez-vous eu des difficultés à poser des limites pour le bien du film que vous conceviez ?
Lee Seokjun : Namjoon était très clair sur ce qu’il voulait depuis le début. Il a dit : « Je veux que ce projet soit pris en main par une équipe réduite et soudée pour que l’authenticité et la multitude de couches ressortent vraiment du film. » C’est pourquoi Subin était à mes côtés, pleine de conseils sur la manière de faire, car nous filmions essentiellement des groupes de personnes qui sont déjà très proches. Parfois, j’étais tellement plongé dans le moment que je ne pouvais pas voir la forêt cachée derrière l’arbre. Dans ces moments-là, elle me disait de prendre du recul et suggérait des questions que je serais susceptible de poser à cet instant précis. La manière dont elle m’a guidé ici et là a été incroyablement utile.
Im Subin : Par exemple, plus nous filmions, plus leurs voix se mêlaient entre elles car iels étaient des ami·e·s proches, ce qui aurait pu rendre difficile pour le public de suivre ce qu’il se passait, donc j’ai proposé d’ajuster tout ça. C’était un petit peu compliqué au début car je ne faisais que regarder l’Équipe RM à l’écran, mais après nous être rencontré·e·s et avoir partagé nos pensées et nos objectifs, nous nous sommes un peu mieux compris. Grâce à ça, quand je parcourais les contenus, je ne faisais pas que les condenser mais je réfléchissais à la manière de les monter pour que le documentaire parte dans la meilleure direction possible.
Le lien spécial entre les membres de l’Équipe RM, vous y compris, joue un rôle crucial dans la singularité tant ressentie dans le documentaire. Je pense que c’est la raison pour laquelle les spectateur·rice·s se plongent autant dans le film.
Lee Seokjun : Vous pouvez constater que beaucoup de documentaires cherchent la beauté dans les moments à l’arrêt, mais il se passe vraiment beaucoup de choses dans celui-ci (rires). Donc je me suis dit, plutôt que de partir sur ça, pourquoi ne pas extraire les phrases les plus impactantes et les conversations les plus mémorables, les rassembler dans un collage et construire une histoire à partir de là ? Quand nous filmions à Bisugumi dans la région de Hwacheon, par exemple, quelqu’un disait quelque chose, puis j’imaginais quelle partie de dialogue ou de localisation pourrait s’y connecter. Si je compare avec le film Everything Everywhere All at Once, je réfléchissais à quels seraient les univers disponibles pour nous.
Vous avez aussi inclus des interviews avec des producteur·rice·s et des artistes qui ont travaillé avec RM en chemin, suggérant que vous avez trouvé important de le montrer sous le regard de celleux qui le connaissent à travers le film.
Lee Seokjun : Les interviews devaient être présentes pour prendre du recul et donner au film une manière de pouvoir présager ce qu’il va se passer. J’ai dû trouver le ton adapté pour les interviews car elles étaient toutes en lien profond avec le projet RPWP et avaient un point de vue fort. Je me souviens avoir essayé de faire une tonne d’interviews différentes (rires). J’avais aussi une vision claire pour le ton que je voulais pour chacune d’entre elles. San Yawn avait une façon géniale d’exprimer ses sentiments sur Namjoon, JNKYRD a joué le rôle du commentateur qui partageait sa connaissance du projet et Sehoon, qui a travaillé sur le côté A&R1 du projet, avait une voix calme et profonde qui, selon moi, se mariait bien avec les parties plus légères du film.
Im Subin : Nous avons même filmé des interviews avec l’Équipe RM le jour de l’enrôlement de Namjoon. Namjoon avait personnellement écrit quelques mots à chaque membre et bien qu’iels ont commencé par dire : « Ok, personne ne se met à pleurer », tout le monde pleurait dès qu’iels ont commencé à les lire (rires). Cette force brute d’émotions s’est prolongée dans les interviews, ce qui a rendu leur inébranlable sincérité pour Namjoon encore plus palpable.
En plus des aperçus plus intimes de l’homme derrière l’idole Kim Namjoon que nous voyons à travers les interviews de l’Équipe RM, vous avez aussi montré l’artiste RM à l’événement FESTA pour les 10 ans de la création du groupe et son apparition en tant qu’invité au concert D-DAY. Pourquoi avez-vous inclus ces scènes contrastées aux côtés de celles qui se déroulent pendant la création de Right Place, Wrong Person ?
Lee Seokjun : C’est parce que le documentaire n’est pas uniquement concentré sur la création de l’album mais sur le parcours émotionnel qu’a traversé Namjoon pendant cette période. Elle commence sans forcément se plonger dans sa personnalité, donc il était essentiel que nous montrions qui il est quand il se produit en tant que membre de BTS. Je me suis dit que plus nous installions un contraste entre RM et Namjoon en tant qu’individus, plus il capterait l’attention dans sa recherche de lui-même à travers RPWP.
Les sauts fréquents dans le film entre des scènes faux-vintage et des scènes plus réalistes créent un fort sentiment de contraste.
Lee Seokjun : Nous l’avons tourné sur une période relativement courte, surtout pour un documentaire. Toutes les couches qui font de Namjoon la personne qu’il est aujourd’hui viennent d’une vie entière d’émotions accumulées, mais le public n’y voit qu’une petite fenêtre de contexte de 8 mois, ce qui est quelque chose auquel j’ai dû faire face. J’ai pensé que les spectateur·rice·s devaient se rendre compte que ses émotions découlaient de son passé pour qu’iels puissent ressentir correctement leur profondeur et leur progression, donc j’ai modifié certaines images et vidéos pour qu’elles ressemblent à un vieux film et leur donner un air de flashback et de fragments de souvenirs, ce qui est l’une des manières avec laquelle j’ai donné un petit boost à ce collage d’images. Et j’ai contrasté les scènes vintage et les moments de production de l’album les uns à côté des autres pour mettre en valeur le fait que les émotions pendant le tournage sont finalement originaires d’un lointain passé.
La scène à Bisugumi où RM est allongé sur l’herbe est magnifique. Elle est bien sûr réelle mais les couleurs sont si belles que nous avons l’impression qu’elle ne l’est pas. Quel genre d’atmosphère avez-vous voulu installer ?
Lee Seokjun : Honnêtement, Bisugumi était encore plus belle en vrai que ce que l’on voit dans le film (rires). Nous avons essayé de laisser l’aspect visuel le plus authentique possible quand nous faisions le montage. Quand j’ai rencontré Namjoon pour la première fois, il m’a dit : « Bien sûr, j’ai choisi cette vie, mais c’est maintenant difficile pour moi de vivre de simples moments d’anonymat, peu importe où je vais. Je veux trouver un endroit complètement dans la nature où je peux me concentrer entièrement sur moi-même. » Nous avons pensé que ce serait une super expérience pour lui d’aller quelque part où personne ne pourrait le reconnaître, donc nous avons fini par aller à Bisugumi. C’est un endroit reculé avec rien d’autre que la nature à perte de vue, donc c’était une manière de se concentrer entièrement sur le moment de façon presque méditative. Grâce à ça, la tranquillité que lui et l’Équipe RM ont vécue peut également être perçue dans le film.
Vous avez également inclus des séquences animées dans le documentaire. Qu’est-ce qui vous a amené à prendre cette décision ?
Im Subin : Namjoon s’exprime beaucoup de manière abstraite, donc nous avons fini par utiliser de l’animation pour ajouter une dimension visuelle à ses pensées et ses idées.
Lee Seokjun : Le documentaire n’a pas de trame narrative typique, donc j’ai pensé qu’il était nécessaire que ce soit le genre de film où les spectateur·rice·s peuvent construire elleux-mêmes le dialogue en temps réel. Puis, je me suis dit qu’il semblait nécessaire d’y inclure de l’animation qui pourrait servir de fil conducteur pour combler les vides entre chaque chapitre. Le responsable de l’animation, Lee Gyuri, a fait un travail remarquable, même malgré les innombrables expériences que nous avons tenté de faire. Si vous regardez le film avec attention, les parties animées résument en quelque sorte le sentiment global des scènes qui les ont précédées avant d’aborder la suivante et aide à fluidifier les transitions.
C’est fascinant de voir comment vos efforts pour capturer RM en totalité à l’écran ont influencé certaines décisions créatives, comme la manière dont sa voix est la seule chose que nous pouvons entendre dans les scènes d’enregistrement au studio.
Lee Seokjun : Je filmais des clips de temps en temps aussi, et j’ai vu beaucoup de vidéos de coulisses dans l’industrie de la musique. Je pense qu’il existe une manière particulière de les créer qui permet de faire adhérer les gens, mais je voulais m’éloigner un peu de ce concept pour ce film particulier. La chose la plus importante était de le garder sincère. Je pense que la raison principale pour laquelle nous regardons du contenu présentant les coulisses est parce que nous sommes curieux·ses de la manière dont les stars travaillent dans la réalité, donc même si nous avons utilisé de la musique de fond pour empêcher certaines parties d’être trop fades, nous l’avons retirée dès que Namjoon chante pour se concentrer entièrement sur ce qu’il renvoie.
J’imagine que vous avez considéré avec soin la manière d’utiliser la musique dans le documentaire puisqu’il tourne autour de la création de l’album solo de RM.
Lee Seokjun : Le plus important dans un clip est que la musique soit bien, mais je pense que c’est important pour un film de servir d’intermédiaire qui transmet correctement son aspect visuel. Trois personnes ont composé de la musique pour le documentaire, avec JNKYRD et glowingdog, qui ont aussi travaillé sur l’album, et ont créé 10 nouvelles chansons pour le film, en plus de travailler avec Dajung sur la chanson de fin. Quand on inclut les chansons de l’album, il y a une bonne proportion de musique dans le film. Les membres de l’Équipe RM ont vraiment aimé l’ambiance et iels voulaient de la musique neutre pour le film, qui ne visait pas de genre ni d’émotion en particulier. Iels voulaient que la musique se concentre moins sur la création d’émotions et plus sur leur renforcement et leur soutien. Les musicien·ne·s ont également pu voir le film lors de l’étape de montage et nous leur avons demandé s’iels pouvaient créer un certain sentiment pour ensuite y apporter des changements.
Im Subin : Une grande variété de sources sonores différentes est utilisée pour faire un film, donc l’un des défis principaux pendant le montage était de trouver comment positionner les prises, l’audio et la musique. Avec du contenu digital et des prises au caméscope, de l’audio d’extérieur et d’interviews et des chansons et effets sonores pour la musique, il y a tellement d’éléments à considérer pour faire un film. Nous avons travaillé ensemble pour arranger de la meilleure manière possible toutes ces choses et quelles parties devaient être mises en valeur.
Même si vous deviez prendre en compte de nombreuses choses pour la création du film, quelle est selon vous la considération la plus importante ?
Lee Seokjun : L’authenticité. C’était quelque chose qui était important pour moi, Namjoon et l’Équipe RM. L’objectif principal n’était pas de se concentrer à diriger les équipes ou suivre un thème. Nous avons essayé de garder l’authenticité au maximum, même si certaines scènes n’étaient pas des choses que le public aurait nécessairement voulu voir. Le contenu poli a aussi sa place, bien sûr, mais je voulais capturer les moments que je trouvais engageants (rires). Mon sentiment est de me dire que si j’ai plaisir à participer à la création alors le produit final n’en sera que meilleur. C’est pourquoi je voulais faire un film plein de choses simples et amusantes : des moments sincères qui nous feraient sourire.
Grâce à votre statut, vous avez pu observer Kim Namjoon de près pour ce documentaire, comment le décririez-vous en tant que personne ?
Im Subin : Je voyais qu’il était une personne douce et gentille. Les questions que Namjoon pose montrent à quel point il tient aux autres et il est le genre de personne qui se confie aux autres, peu importe ce qu’iels pourraient penser et même s’il avait une chance de le regretter plus tard. Le voir m’a fait réfléchir sur le fait que j’aimerais aussi être plus sincère dans ma vie. Je pense que c’est ce que j’ai appris de lui. Il m’a beaucoup influencé en bien donc j’ai travaillé dur pour faire de ce documentaire quelque chose qui pourrait aussi avoir un effet positif sur lui.
Lee Seokjun : Je pense qu’il est une personne incroyablement courageuse. L’image de Namjoon est partout dans les médias et il arrive souvent qu’il doive rencontrer des gens qui connaissent cet aspect de lui, ou qui croient exactement le connaître, mais je pense que la manière dont il continue à dévoiler qui il est avec tant de sincérité demande beaucoup de courage. Il est extraordinaire mais il est aussi une personne ordinaire. Il est vraiment comme nous, avec des hauts et des bas chaque jour (rires). Je pense que c’est ce qui le rend si spécial. Pour être honnête, quand on travaille dans le même secteur d’activité depuis longtemps, il est très facile de perdre de vue nos valeurs mais Namjoon maintient un grand respect pour son art. En tant que personne avec qui travailler, il est d’une influence incroyable et il est également un ami génial.
Avant de se quitter, aimeriez-vous faire passer un message aux spectateur·rice·s du film ?
Im Subin : Je pense que les questions qui font cogiter Namjoon ne sont pas seulement les siennes : ce sont aussi les nôtres. Je serais ravie si les personnes qui regardent le film peuvent reprendre contact avec les parties d’elleux-mêmes qu’iels ont peut-être oubliées en chemin. Les films sont les paysages de la vie quotidienne et c’est finalement au public d’y créer un chemin et de l’emprunter.
Lee Seokjun : Je suis déjà incroyablement reconnaissant de toutes les personnes qui ont pris le temps de se déplacer et de le voir. Ça montre à quel point les gens aiment RM. Comme disent les paroles de ㅠㅠ (Credit Roll), « Je suis tellement reconnaissant pour / Le temps que tout le monde m’accorde / J’espère que vous avez tous passé / Une nuit merveilleuse ». J’espère qu’après avoir vu le film, les gens iront dîner dans un endroit sympa et pourront passer une soirée incroyable à discuter du film, même si ce n’est que pour un instant.
Notes :
1. A&R :
Division d’un label qui est responsable de trouver de nouveaux artistes mais aussi de conseiller les artistes appartenant à celui-ci.


