Interview de RM pour 032c
Traduit de l’anglais (@jungkkyu du 24/11/2023) par #Lolo
Quand je rencontre le rappeur, auteur-compositeur et producteur de K-pop RM, je ressens une forme d’urgence dans son comportement. Il vient à peine de quitter son studio d’enregistrement, où il termine son prochain album solo après Indigo (2022), en prévision de son service militaire obligatoire qui durera 18 mois. Quand il était enfant, RM, Kim Namjoon pour ses amis, voulait écrire des poèmes. Il a commencé à rapper à l’âge de 15 ans dans un club underground à Séoul. À l’époque, il y avait 18 personnes dans le public. Aujourd’hui, le groupe BTS, dont RM (maintenant 29 ans) est le leader, est le plus grand groupe de K-pop en Corée – si ce n’est dans le monde entier. Forbes a mentionné dans un de ses articles que BTS (un acronyme qui voulait initialement dire Bangtan Sonyeondan – garçons à l’épreuve des balles en français – mais a depuis été changé pour signifier Beyond the Scene) est le seul groupe dans l’histoire du Billboard Global 200 à placer un de leurs singles à la première place chaque année depuis le lancement du classement en 2020. Le New York Times a décrit le groupe, formé en 2010 avec sept membres1 et actuellement en pause, comme étant un poids lourd.
En chemin pour aller faire mon interview, un jour d’été étouffant vers la fin août, je tombe sur quelques fans, des jeunes filles asiatiques excitées, sortant précipitamment d’un van pour poser à côté du panneau Hybe devant le siège de la compagnie de divertissement multinationale. Précédemment connue sous le nom de Big Hit Entertainment, Hybe a inauguré ce tout nouvel immeuble en mars 2021. Cette tour à l’aspect minimaliste est divisée en trois parties, parmi ses 19 étages et 7 sous-sols : la section « bien-être des employé·e·s », incluant une salle de sport, est tout en haut, puis viennent les 9 étages de bureau, eux-mêmes au-dessus de 6 étages dédiés à la production de divertissements. Il y a aussi un musée BTS, une suite penthouse et une sécurité renforcée.
On me dirige vers une salle de réunion ordinaire mais soignée, plutôt que vers l’élégant studio d’enregistrement dans la penthouse dont j’ai entendu parler, et on me présente à RM. Il a les cheveux courts et porte un tee-shirt d’été marron avec un motif amusant. RM a l’air calme et amical, mais son air urgent est toujours présent.
Votre dernier album solo Indigo se concentre sur votre recherche d’identité. Comment avez-vous évolué depuis les… huit mois qui ont suivi sa sortie ?
RM : Il s’est passé tellement de choses, personnellement et professionnellement : j’ai été brisé et j’ai recollé les morceaux tellement de fois. J’ai réalisé que la personne que je pense être n’existe pas réellement.
Comment vous définissez-vous ?
RM : C’est une bonne question. Je ne suis pas une personne narcissique et j’ai toujours été dirigé par mes propres insécurités. Je suis quelqu’un qui a tellement d’impuretés, de souillures, d’amour, de gentillesse et de considération que j’aurais l’impression de devenir fou si je ne les faisais pas découvrir sincèrement au monde entier, d’une certaine manière. Et je suis une personne qui veut changer les choses, que ce soit moi-même, les gens autour de moi, l’industrie ou le monde. J’ai l’impression d’être né pour transformer quelque chose, et je pense l’avoir déjà fait une fois avec BTS.
Vous parlez comme si vous étiez chargé d’une mission ou que vous répondiez à un appel venu du ciel.
RM : Certaines personnes s’interrogent sur mes raisons, mais à la fin de la journée, si vous ne portez pas la couronne, vous ne pouvez pas comprendre. Je n’ai jamais demandé à avoir cette couronne mais j’essaie de rester positif et d’utiliser mon influence. Ce que je devrais faire, ce serait de prendre la chose la plus belle de mon art et transformer mon individualité en universalité. C’est tellement magnifique de voir les gens rire et pleurer car les artistes ont rendu leurs histoires universelles et cosmiques. Quand je suis allé au concert de Kim Yuna, la leader du groupe Jaurim, j’ai entendu un·e fan crier en pleurant, « Grâce à toi, je n’ai pas mis fin à mes jours ! » J’ai déjà reçu des messages positifs concernant la manière dont les gens ont bénéficié de ma musique, mais entendre ça juste à côté de moi a été intense. J’ai réalisé que la musique peut vraiment sauver les gens. C’est ce que je veux faire. Je ne pourrais pas survivre au sein de BTS sans cette mission. Si je n’en avais pas, j’en mourrais.
Comment gérez-vous votre statut de superstar ?
RM : J’ai appris la métacognition très tôt. J’essaie de voir les messages apparaître de loin. Je me suis construit pour jongler entre le stress d’être toujours scruté et les bénéfices d’être super célèbre. L’autre jour, je suis tombé sur les quatre habitudes des gens heureux sur Instagram. Je déteste vraiment cette façon de s’aider soi-même. Mais ensuite, j’ai réalisé que je parlais des quatres phrases qui ont été mentionnées sur ce réseau social. Peut-être que je suis heureux.
J’essaie aussi d’extérioriser ce dont j’ai besoin et je m’améliore sur ce point, mais le plus dur est l’atmosphère de l’industrie de la K-pop. C’est un peu triste de l’admettre mais les gens sont tellement conscients des autres, et beaucoup ne voient que ce qu’iels veulent voir. Mais ça fait 10-11 ans que je fais ça maintenant. Je pense que c’est la bonne direction à prendre : une direction où les gens comme moi, qui ont du pouvoir, sont plus honnêtes. C’est une période où l’honnêteté est célébrée.
De quelle façon vous dévoilez-vous ?
RM : Le meilleur moyen est sans aucun doute avec un album ou du contenu. J’essaie aussi de partager plus ma vie sur Instagram. Je montre une certaine vulnérabilité. Je reçois des attaques car certaines personnes considèrent qu’une idole ne devrait pas autant se montrer. Mais pour moi, c’est une façon de dire « Je vous aime » aux gens. Pendant combien de temps dois-je encore me taire et juste parler de choses positives en interview ? Si vous continuez à faire monter la pression, elle ne pourra qu’exploser. Je ne suis pas exactement en train de dire que j’ai vécu un mensonge pendant 10 ans. C’est juste que j’ai vécu tellement intensément qu’il y avait peu de temps pour réfléchir à autre chose qu’à ce que je devais faire sur le moment.
J’ai l’impression qu’en cassant les contraintes sociales et traditionnellement oppressives en Corée, beaucoup d’artistes ont développé des attitudes osées et courageuses qui résonnent avec les jeunes d’autres pays qui veulent défier l’ordre aujourd’hui dépassé.
RM : Bien que certains artistes soient dans cet état d’esprit, je ne pense pas que ce soit vraiment mon cas. Je ne me disais pas « J’aime scander la liberté et l’amour à travers le hip-hop car ma vie est tellement dure » ou bien « J’adore la philosophie de résistance du hip-hop ». À la place, j’ai juste trouvé ça amusant.
J’aimerais parler de l’ascension de la culture coréenne contemporaine avec vous, puisque vous êtes l’apogée de la culture pop coréenne. À travers les interviews que j’ai menées pour mon livre [Make Break Remix: The Rise of K-Style (2022)], j’en suis venue à croire qu’une attitude brave et osée des jeunes coréens, en mélangeant tout avec zéro inhibition, a rendu la culture coréenne plus influente mondialement. Pensez-vous qu’il y ait une attitude ou une approche coréenne qui aurait contribué à ce succès ?
RM : Le seul aspect de la culture coréenne que je comprends est probablement la musique. Je ne peux pas représenter d’autres parties de la culture coréenne.
Et je pense qu’il y a beaucoup de préjudices extérieurs à propos de la Corée, comme par exemple le fait que nous soyons trop studieux·ses. Mais nous ne devons pas juger les autres cultures à travers notre vision biaisée. Ce serait incroyable si nous pouvions regarder une personne, un pays, une culture de façon transparente.
Les gens veulent savoir s’il existe un trait ou un aspect de la culture coréenne qui a déclenché cette fascination mondiale. Est-ce qu’il y en a un ?
RM : J’ai été au centre [du succès de la K-pop et de la culture coréenne], et j’ai probablement fait plus d’interviews comme celle-ci que n’importe qui d’autre. La réponse qui vient le plus de mon cœur est : « Je ne sais pas, donc probablement personne d’autre ne le sait. » Si je dis que je le sais, ce serait comme expliquer pourquoi j’aime une personne à un certain moment. Je suis tellement coréen que si une personne de l’extérieur me demande ce qu’est un coréen, je ne saurais pas vraiment l’expliquer. Il y a sans aucun doute une atmosphère qu’on ne peut nier. Mais c’est quelque chose qu’on ne peut pas vraiment acquérir sauf si on est né et si on a grandi ici. Quand on essaie de décrire la coréenitude, ça devient métaphysique.
Mais s’il existe une attitude coréenne, c’est à Séoul qu’il faut la chercher. Tellement de choses se désintègrent et se reconstruisent, et le processus est extrêmement intense et rapide. Les coréen·ne·s absorbent et digèrent les nouveautés très vite à leur propre façon. J’aime bien dire que c’est dynamique. Comme certains artistes de votre livre l’ont mentionné, Séoul peut être intense et suffocant. Je ressens aussi parfois que la densité de Séoul me ronge. Certaines personnes veulent s’enfuir. Mais il y a tellement à gagner si on endure ce que cette ville dynamique nous apporte.
Comment le fait d’avoir grandi en Corée vous a-t-il affecté ?
RM : J’ai grandi dans une ville moderne appelée Ilsan, près de Séoul. Après avoir passé beaucoup de temps à l’étranger, je me suis rendu compte que ce sont mes racines qui me maintiennent à la surface. Notre enfance a une influence forte sur nous. Soit on l’imite, soit on s’échappe du côté opposé. J’ai eu une enfance très heureuse. J’ai été aimé, et j’ai rencontré certains de mes meilleurs amis à cette époque. L’affection, l’envie, la nostalgie que j’ai pour la Corée est essentielle à mes yeux. La K-pop est immensément intense et dynamique car c’est une combinaison du K (de Korea : Corée en anglais) et de la pop. Les gens répondent à cet accélérateur quantum, à cette énergie, à cette fusion. Je suis comme un saumon qui retourne dans le courant. C’est ma façon de vivre dans le monde de la K-pop et de ne pas devenir fou.
Que pensez-vous du K-label ? Je pense personnellement que le gouvernement coréen et la presse nationale ont l’air obsédés par ce terme, parce qu’ils sont tellement fiers de ce que notre petit pays, coincé entre la Chine et le Japon, a accompli.
RM : C’est aussi apporté de l’extérieur. Pour comprendre l’inconnu, il faudrait l’encadrer d’une certaine façon. C’est l’instinct humain. Les gens veulent croire qu’il y a quelque chose dans ce pays où la K-pop et les autres cultures prennent de l’ampleur. Mais je n’ai pas une mauvaise opinion à propos de ce label. Je suis tellement reconnaissant qu’ils essaient de définir quelque chose en utilisant le mot « coréen ». C’est compréhensible que beaucoup de créateur·rice·s soient inconfortables à l’idée de se faire piéger. C’est maintenant à chaque artiste de devoir individualiser son identité. Et cette individualisation a été rendue possible grâce au K-label.
La K-pop mélange beaucoup de genres différents. Pensez-vous qu’elle ait développé une identification sonique ?
RM : Oui, c’est certain. Je n’ai pas rejoint BTS car je voulais faire de la K-pop. À l’origine, BTS était plutôt un groupe de hip-hop, comme Run-DMC ou les Beastie Boys, mais nous avons malgré tout parcouru notre propre chemin pour arriver où nous sommes aujourd’hui. Je veux que les gens regardent la K-pop en trois dimensions. Pour commencer, c’est principalement de la dance musique. Mais la K-pop n’est pas seulement de la musique. C’est un énorme package. J’ai vu beaucoup de gens ayant une mauvaise image de la K-pop, devenir fans après avoir creusé le sujet. Donc je voudrais dire aux gens : « N’attaquez pas la K-pop avant de l’avoir essayée ! »
Et la sous-culture, a-t-elle une influence sur vous ? Quand je travaillais sur mon livre, j’ai trouvé le lien de la sous-culture avec la K-pop et la dominante K-fashion fort et fascinant.
RM : J’ai toujours été entouré par la sous-culture et je suis un vrai fan. Alors que je donne une impression très polie d’un musicien K-pop, je suis embarqué par les choses qui sont vraiment brutes et éruptives.
Et la mode en général ? Bottega Veneta a reconnu votre influence culturelle et a fait de vous leur seul ambassadeur mondial.
RM : Je n’étais pas emballé par le statut d’ambassadeur pour des marques de luxe. Mais le directeur artistique de Bottega, Matthieu Blazy, a expliqué qu’il m’a choisi car il aimait mon style de vie et l’art que je partageais sur Instagram. Il a dit : « Soyons amis et parlons de ces sujets. » J’ai trouvé ça revigorant, alors j’ai dit oui.
La mode est l’un des aspects les plus envoûtants de ma vie. Par le passé, j’étais obsédé par la mode quand j’ai commencé la musique et j’aime toujours ça. Pendant un temps, j’ai porté des vêtements de rue, du gothique, Rick Owens ou Damir Doma. Je pensais que c’était vraiment cool de ne porter que du noir. Ensuite, j’ai senti que j’avais besoin de porter de la couleur, tout comme je suis passé de mon album mono. (2018) à Indigo (2022). Avec mon travail, je suis constamment scruté. Il y a ce qu’on appelle la mode d’aéroport. Les gens attendent de moi que je porte quelque chose de nouveau à chaque fois. Alors, je voulais quelque chose d’intemporel, des vêtements datant de 2015 que je peux encore porter en 2023. J’ai cherché quelque chose de classique et confortable sans être passé de mode et je me suis tourné vers l’American Casual. C’était il y a presque six ans. Maintenant, je veux essayer de porter des choses qui sont un petit peu kitschs, un peu hors du monde, inhabituelles et mystérieuses. La mode est une sorte de statut Kakaotalk2. C’est le moyen de communication le plus “스근 [seugeun, souple, gentil, subtil et naturel] pour transmettre ce que je ressens et la manière dont je veux m’exprimer aujourd’hui. C’est l’un des moyens les plus passifs et actifs pour m’exprimer.
Seriez-vous intéressé par créer votre propre marque de mode ?
RM : Eh bien, la mode ne m’inspire plus autant depuis que j’ai rencontré l’art.
L’arrivée de Frieze Séoul l’année dernière a élevé le statut de la Corée en prouvant qu’il n’y a pas que la K-pop ou les K-dramas qui attirent l’attention du monde entier mais aussi les scènes d’art coréen. Et votre visite a généré plus de buzz que n’importe quel autre média. Je sais que vous avez commencé à collectionner des œuvres d’art en 2018, mais j’ai été épatée quand Thaddaeus Ropac m’a parlé de l’influence forte que vous avez sur les jeunes collectionneur·se·s. Il a mentionné que les jeunes collectionneur·se·s coréen·ne·s comme vous adhèrent à un savoir et à une passion qui traversent une multitude de périodes et d’individus, et qu’il n’a jamais vu ça dans les autres pays. Pourquoi collectionnez-vous l’art ?
RM : Lors de mes tournées mondiales, j’ai commencé à apprécier les visites de musées et la possibilité de contempler des tableaux que j’ai appris à l’école. Mais j’ai fini par réaliser que, bien que je connaissais Monet et Van Gogh, je n’avais aucune connaissance sur les artistes coréen·ne·s. Maintenant, j’adore l’art moderne et contemporain coréen. Iels déposaient de la peinture sur une palette alors qu’iels subissaient l’occupation japonaise et la guerre coréenne. C’est réconfortant de savoir que les difficultés et les combats que j’affronte ne sont rien par rapport aux leurs. Pour elleux, c’était une question de vie ou de mort.
Mais il y a aussi des malentendus qu’ont les gens à propos de moi. Par exemple, je n’aime pas tous ceux et celles qui font partie du mouvement Dansaekhwa3. La seule personne que j’admire est Yun Hyongkeun. Je ne pense pas qu’on puisse les mettre dans le même panier. Dans ce sens, Dansaekhwa est un peu comme le K ou la K-pop. Je suis allé rencontrer tous les propriétaires âgés de galerie et les familles de celleux qui sont décédés pour élucider ce mystère. Je respecte le fait que ces artistes étaient de bons compagnons d’armes, malgré les différences comme des artistes coréen·ne·s faisant de l’abstrait ou des tableaux au style occidental étant considérés comme absurdes, mais iels se disputaient aussi beaucoup entre elleux.
J’ai entendu dire par un autre collectionneur que vous avez récemment commencé à collectionner de l’art coréen antique. Quelle était votre motivation ?
RM : Je suis devenu curieux de savoir ce qui influence les artistes que j’apprécie, donc c’est tout naturellement que je me suis dirigé vers l’art antique coréen. La façon la plus rapide d’en apprendre plus sur l’art antique est de l’acheter, le regarder à maintes reprises et le toucher, et se demander pourquoi il a été fait de cette façon. Avec cette méthode, j’ai aussi acheté une contrefaçon. Enfin, je pense que c’est le cas parce que des professeur·e·s et des chercheur·se·s qui sont beaucoup plus aptes que moi l’ont déclaré. Mais même si c’est une contrefaçon, ce n’est pas grave. Ça fait partie des leçons payantes qui nous sont données. Maintenant que je suis dedans, je ne peux plus m’en détacher. Toucher et ressentir des choses qui sont oxydées, des choses qui ont vu de meilleurs jours me donnent l’impression que leur âme entre dans mon corps.
Des peintres célèbres datant de la dynastie Joseon [1392-1897], comme Gyeomjae, Danwon, Chusa et Neunghokwan ont connu des vies et des trajectoires différentes. Certains ont vécu en tant que peintres de la cour, d’autres ont eu pour vocation de peindre des aristocrates, et d’autres encore ont tout abandonné pour s’installer à la campagne et peindre, projetant leur esprit sur des pins. Je trouve ça fascinant, car j’ai l’impression que c’est la réponse à la question du mode de vie que je dois avoir en tant qu’artiste.
Que pouvez-vous nous dire sur le prochain projet sur lequel vous travaillez ?
RM : C’est un projet qui part largement dans la direction opposée de celle d’Indigo, mais il n’est pas juste jovial et amusant. Quand les gens me voient, ils pensent que je suis une personne très sérieuse, gentille et douce mais ce n’est pas tout ce que je suis. J’ai beaucoup d’aspects qui ne sont pas si sérieux que ça. J’aime aussi faire rire les gens.
Notes :
1. formé en 2010 avec sept membres :
2013 avec sept membres et non 2010 où le nombre n’était pas encore arrêté
2. Kakaotalk :
Équivalent coréen de WhatsApp
3. Dansaekhwa :
Mouvement d’art formé en Corée dans les années 50 dans le but de réconcilier l’influence du modernisme occidental sur la culture artistique coréenne


