La création des performances de J-Hope

Traduit de l’anglais (Weverse Magazine du 04/08/2025) par #Lolo

Les coulisses des singles de J-Hope

Photo des coulisses du tournage du MV de Killin' It Girl

Cette année, J-Hope a sorti trois singles dans le cadre de sa carrière solo. Il donna le coup d’envoi avec la chanson d’amour Sweet Dreams (ft. Miguel), montra une nouvelle vibe à la fois relaxante et sensuelle sur Mona Lisa et clôtura par une exploration plus stylistique à travers Killin’ It Girl (ft. GloRilla). Naviguant parmi des genres comme la pop, le R&B, le hip-hop et le funk, ces trois singles marquent un nouveau départ plein de possibilités pour J-Hope après son retour à la vie civile. Nous avons discuté avec Kim Minseong, directeur de l’équipe de performance de BIGHIT MUSIC et collaborateur sur tout : des sorties de BTS jusqu’à la carrière solo de J-Hope, pour avoir un regard sur les coulisses de la création des pas de danse et des performances live pour ces trois chansons, additionné d’un aperçu de J-Hope en tant que performeur.

Les pas pour Sweet Dreams (ft. Miguel) sont des mouvements de bras et de jambes faciles à suivre, comme un challenge de danse. Quels étaient les facteurs les plus importants à considérer lorsque vous avez créé la chorégraphie ?

Minseong Kim : La chorégraphie s’est basée sur les idées de J-Hope et nous nous sommes concentré·e·s sur la création de mouvements qui seraient faciles à suivre. Nous avons visé un niveau de difficulté le plus adapté possible, un niveau simple mais qu’on ne peut pas oublier, pas trop exigeant mais amusant à retenir tout de même. Le point culminant est sans aucun doute le mouvement de pied qui débute la chorégraphie et qui est devenu le pas signature. Je me souviens que J-Hope a échangé plusieurs idées avec l’équipe de direction de performance pour décider des mouvements de pied qui seraient le plus adaptés.

L’approche de Sweet Dreams (ft. Miguel) diffère avec chaque performance. Par exemple, dans l’émission populaire de NBC The Tonight Show Starring Jimmy Fallon, J-Hope a interprété la chanson sans chorégraphie, tandis qu’en concert, des danseurs commencent la chorégraphie à partir du refrain plus tard dans la chanson. Pourquoi la danse a-t-elle non seulement été limitée au minimum mais aussi changée pour chaque performance ?

Minseong Kim : Ce fut le résultat de discussions entre J-Hope, l’équipe de direction de performance et d’autres personnes du label. Puisque Sweet Dreams (ft. Miguel) n’a pas bénéficié d’une promotion étendue, à la télé ou ailleurs, tout le monde s’est mis d’accord que chaque performance devait avoir quelque chose de spécial et d’unique. Et je suis sûr que vous pouvez entendre à quel point la chanson est incroyable par elle-même donc si nous avions créé la chorégraphie pour la chanson entière, il aurait été difficile de se concentrer correctement sur la musique. C’est pourquoi J-Hope et l’équipe de direction de performance ont décidé de limiter la chorégraphie au refrain vers la fin.

La chorégraphie de Mona Lisa inclut des mouvements qui miment des actions comme contempler un tableau, prendre une photo et tenir un crayon pour vérifier la perspective avant de dessiner. Ont-ils été choisis pour mettre en valeur le symbole derrière le titre Mona Lisa ?

Minseong Kim : Vous avez répondu à votre propre question. Puisqu’il y a juste J-Hope et un petit groupe de danseurs, nous nous sommes concentrés sur la transmission de l’énergie à travers la structure globale et le flow tout en s’assurant qu’elle apparaisse comme éblouissante dans tous les angles. L’équipe est allée à Paris quand J-Hope a participé au Gala1 et nous sommes allé·e·s visiter les célèbres œuvres du Louvre. Nous avons entendu dire que les gens ne se concentraient que sur les œuvres iconiques et oubliaient toutes les autres. Nous avons aussi été bouche bée par toutes les personnes qui tournaient le dos à tout cet art et qui à la place prenaient des photos de tou·te·s celleux qui regardaient Mona Lisa. Nous avons beaucoup discuté de la manière d’incorporer ces observations dans la chorégraphie. Finalement, la façon dont vous voyez une œuvre d’art change votre ressenti et votre interprétation.

Lors d’un aperçu des coulisses de l’entraînement de J-Hope pour Mona Lisa, il dit que la danse est « très simple mais la difficulté est d’obtenir la bonne vibe », surtout quand « on se concentre sur les détails ». Qu’a-t-il fallu travailler pour faire ressortir la sensualité de la chanson tout en gardant son côté enjoué ?

Minseong Kim : Nous y avons particulièrement fait attention car nous considérons cela comme un nouveau chapitre qui s’ouvre pour J-Hope. Puisque c’était son premier grand projet depuis sa démobilisation, nous nous sommes davantage concentré·e·s sur la bonne manière de mettre en valeur son côté mature, relax et légèrement sexy plutôt que son côté joueur. Cette nouveauté s’est vraiment faite ressentir puisque c’est un style avec lequel il n’avait encore jamais vraiment travaillé. Nous avons également surveillé de près ce qu’il se passait lorsqu’il travaillait avec les danseurs pour bien vérifier qu’ils étaient tous synchronisés. Nous avons passé beaucoup de temps sur des détails que seuls les danseurs apprécieraient, comme expliquer la signification ou l’histoire derrière certains mouvements, ou bien les endroits où il faudrait plutôt se relâcher un peu.

Quelle direction et quelles autres nouvelles idées avez-vous exploré pour la performance du dernier des trois singles de J-Hope, Killin’ It Girl (ft. Glorilla) ?

Minseong Kim : Killin’ It Girl (ft. Glorilla) est comme le bouquet final qui découle de Sweet Dreams (ft. Miguel) et Mona Lisa. Elle a de l’envergure, du dynamisme, un côté sexy et même des choses que nous n’avions jamais faites auparavant. Le but était de montrer tout cela et de l’assembler harmonieusement sous le nom de J-Hope. Naturellement, beaucoup de ses idées sont reflétées dans les gestes. Puisqu’il connaît mieux que personne les pas qui iraient parfaitement avec ses chansons, il a montré un intérêt particulier à essayer des mouvements qu’il ne pratique pas en temps normal et à explorer des mouvements uniques. Il a spécifiquement aimé le geste au début du refrain où il mime un pistolet avec sa main et donne une impulsion à ses hanches, pour ensuite faire tourner son pistolet sur son autre paume.

J’ai entendu dire que J-Hope avait personnellement sélectionné les 14 danseur·se·s pour Killin’ It Girl (ft. Glorilla). Quels critères a-t-il utilisé pour former cette équipe ?

Minseong Kim : Nous avons assemblé une liste de danseur·se·s varié·e·s allant d’un niveau débutant à sénior qui s’accorderaient bien avec le style des nouvelles chansons de J-Hope et leurs danses respectives et nous avons discuté avec lui pour constituer la sélection finale. Je suis allé à Los Angeles pour enseigner et diriger la chorégraphie pour Killin’ It Girl (ft. Glorilla). Là-bas, chaque danseur·se adorait absolument son métier et était plein·e d’énergie pure qui le ou la poussait à produire un bon spectacle. Nous avons beaucoup discuté sur le fait que ce projet allait être spécial et amusant pour toutes les personnes concernées. Je me souviens que tout le monde là-bas s’entraînait avec tout ce qu’iels avaient et iels avaient hâte de tourner le clip vidéo et de se produire en Corée.

Sur quel aspect avez-vous porté le plus d’attention lorsque vous avez travaillé sur la partie où J-Hope danse avec une des danseuses dans Killin’ It Girl (ft. Glorilla) ?

Minseong Kim : Cette chanson était la première où il faisait une danse en duo avec une femme. C’était un terrain inconnu pour nous tou·te·s (rires). Je pense que la vibe de la partie du pont où iels se regardent est la cerise sur le gâteau en ce qui concerne l’histoire et la performance globale. Au début, nous avons pensé qu’il fallait rendre l’atmosphère globale plus lourde mais J-Hope voulait la garder plus naturelle sans la rendre inutilement dramatique, donc nous avons équilibré les choses pour arriver à ce que vous voyez aujourd’hui.

Comment décririez-vous l’évolution et la direction de J-Hope en tant qu’artiste comme on le voit dans ces trois singles ?

Minseong Kim : J-Hope a toujours une histoire claire à raconter et je pense qu’il a une vision extrêmement concise de ce qu’il veut faire à cet instant précis. Je pense qu’il a grandi et a encore davantage étendu son spectre en tant qu’artiste à travers ces trois singles et la tournée. J’ai l’impression qu’il a beaucoup appris et nous aussi. Le J-Hope que je connais est quelqu’un qui ne s’arrête jamais. Tant qu’il peut monter sur scène, je pense qu’il continuera à trouver de nouvelles choses à montrer aux ARMY en réfléchissant à ce qui marche aujourd’hui et en se lançant des défis.

Notes :

1. L’équipe est allée à Paris quand J-Hope a participé au Gala :
Le Gala des pièces jaunes est un concert caritatif tenu chaque année pour l’association des pièces jaunes.