Compte-rendu de la tournée mondiale ARIRANG de BTS

Traduit de l’anglais (Weverse Magazine du 13/07/2026) par #Lolo

BTS 2.0 apporte le K- du groupe sur scène

Tour Report @VERY HANDY SERVICE

BTS s’est envolé pour leur tournée mondiale tant attendue BTS WORLD TOUR ARIRANG depuis avril. Cette tournée massive des stades marque la première performance avec le groupe au complet depuis leur pause et le début d’un nouveau chapitre : BTS 2.0. Tandis que la tournée poursuit son cours en Europe, nous avons rédigé ce compte-rendu de la tournée ARIRANG qui couvre la direction artistique, le processus qui a permis de donner vie au spectacle, un aperçu des coulisses de THE CITY et quelques mots du groupe lui-même. Plongeons-nous dedans et essayons de découvrir d’où vient toute cette agitation. Et comme ils disent au début de Body to Body : « J’ai besoin que le stade entier saute !»

Dates de la tournée @VERY HANDY SERVICE

Les dates de la tournée

La tournée ARIRANG a démarré le 9 avril au Goyang Stadium en Corée et a depuis emmené BTS dans les stade d’Amérique du Nord et d’Europe, pour ensuite se poursuivre en Amérique du Sud, Asie et Australie. 88 concerts qui s’étendent sur 34 villes ont été annoncés, ce qui en fait la plus grande tournée jamais organisée par un artiste de K-pop. Les concerts au Mexique en mai dernier étaient les premiers dans le pays depuis juillet 2015 (un retour après 10 ans et 10 mois) et ont été accueillis avec une excitation débordante de la part des fans. 50 000 personnes ont rempli la place Zócalo, là où le groupe a salué la foule, et 35 000 fans se sont rassemblés à l’extérieur du stade les deuxième et troisième soirs. En octobre, les garçons iront visiter pour la première fois la Colombie, le Pérou et l’Argentine avec le groupe au complet. Cette tournée vient du désir de BTS de reconnecter avec ARMY après la longue attente des fans due à la pandémie puis au service militaire. « Finalement, je pense que la chose la plus importante est que nous soyons réunis à nouveau » avec ARMY, dit RM en parlant des motivations derrière la tournée ARIRANG. Quand on lui demande ce qu’il ressent à l’idée de partir en tournée sur un an avec le groupe au complet, Jimin répond : « Il y a des moments où nous sommes sur scène et je regarde les autres membres danser, je les écoute chanter et ça me rend heureux. Ce sont des moments où  je réalise vraiment que nous sommes là tous ensemble. Je me sens plus détendu et j’ai davantage les pieds sur Terre. »

Setlist de la tournée @VERY HANDY SERVICE

La setlist

« Nous avons beaucoup réfléchi au lien entre la chanson folk coréenne Arirang et le nouvel album de BTS, ARIRANG. », explique le directeur de la tournée. Il précise aussi la manière dont « la triste mélodie de la chanson folk est associée à un rythme entraînant » et que le show vise à capturer « la résilience et la gentillesse de l’esprit coréen, que l’on trouve dans un cycle harmonieux où le heung1 se recherche dans le han2 », c’’est-à-dire trouver de la joie où il y a du chagrin. Le dernier album de BTS en date explore cette même dualité qui est un fait de la vie. Sur Weverse Live par exemple, RM a parlé du titre NORMAL et a précisé que malgré une mélodie aux airs d’espoir, les mots sont empreints de tristesse. « C’est une chanson triste », explique-t-il, mais « une partie de moi espère que tout le monde la chantera joyeusement » pendant les concerts. Dans la même optique, le directeur explique la manière dont le concert est structuré autour d’une progression thématique de han, de heung et d’amour qui correspondent à trois chapitres appelés BTS, KOREA et ARIRANG. Un des points-clés du concert était d’hériter des aspects émotionnels de la chanson traditionnelle tout en « apportant une nouvelle approche avec ARIRANG de BTS ».

Le directeur explique qu’il était tout simplement naturel que le premier acte « associe BTS avec le concept de han » car l’album s’est construit autour des « inquiétudes personnelles du groupe face à la pression et au fait de devoir répondre aux attentes après une pause de quatre ans ». C’est aussi pour cela que pendant Run BTS, quand J-Hope rappe son couplet : « Jiminie, V, bon travail / Namjoonie, Hope, bon travail / Yoongi hyung, Jin, bon travail / Jungkook, tout le monde, merci », la caméra montre chacun des membres tour à tour comme pour les remercier et leur apporter un peu de réconfort pour tout ce qu’ils ont subi. Cette partie du concert contient également SWIM, une chanson d’espoir dans une vie continuellement répétitive, ainsi que l’éprouvant Merry Go Round. Tout comme la chanson folk Arirang compare les hauts et les bas de la vie à l’ascension et la descente d’une colline, le premier acte de la tournée met l’accent sur une réflexion approfondie des questions complexes que rencontrent les membres de BTS en tant que groupe, mais aussi en tant qu’individus.

Après l’entracte, le deuxième acte reflète l’envie du directeur de capturer « le heung coréen où ils n’ont plus qu’à se lâcher et s’amuser ». Les performances de FYA et FIRE permettent au groupe de bouger à pleine vitesse partout sur la scène pour créer une atmosphère où tout le monde peut sauter sur place et lâcher prise, tandis que les performances de Body to Body et IDOL, agrémentées de symboles coréens immédiatement reconnaissables, deviennent un des points culminants du concert en « développant pleinement le potentiel du heung ». Le dernier acte place le thème de l’amour au premier plan. Le directeur explique que cette partie a été conçue en « associant Arirang » et la question « Quelle est votre chanson d’amour ? » pour « emmener l’amour et le lien qui unit BTS et ARMY à son paroxysme ». Un objectif supplémentaire consistait aussi à « créer une portion à destination des fans uniquement et à l’amour que leur portent les membres de BTS ». D’après le directeur, c’était « sur la liste du groupe » depuis un bon moment : interpréter un titre différent de leur catalogue à chaque concert pour que chaque nuit ait ses propres souvenirs. Lorsqu’ils arrivent au terme de la setlist avec Into the Sun, le groupe quitte la scène principale, traverse le public et fait sa sortie pour marquer la fin du concert. Pour repartir dans les bras d’ARMY et leur apporter tout le han et le heung, la tristesse et la joie.

Les coulisses

Un hooligan fait son entrée seul sur scène muni d’un fumigène. L’intro de Hooligan se fait alors entendre et des flammes se mettent à consumer le papier traditionnel coréen projeté sur les écrans. Tandis que d’autres hooligans le rejoignent et prennent le pouvoir sur la scène, une fumée rouge épaisse s’étend jusqu’à englober la foule. Alors qu’ils traversent le chaos, les membres de BTS prennent place sur la scène centrale et la chanson d’ouverture, Hooligan, démarre. « Nous voulions nous éloigner de la formule classique des concerts de K-pop construite par BTS au cours des dix dernières années et montrer la prochaine étape. », explique le directeur. « À quoi ressemble BTS 2.0. », ajoute-t-il. Le début du concert a été imaginé dans le but de montrer « une entrée avec l’envie de rebattre les cartes du scénario une nouvelle fois et d’arriver sur une scène pleine d’énergie brute et d’intensité comme jamais vue auparavant, maintenant qu’ils sont enfin de retour ». La structure globale a aussi été pensée pour ne pas rentrer dans le moule des concerts de K-pop avec une entrée qui met en lumière l’aura de l’artiste d’une manière novatrice.

La scène à 360° est aussi un autre moyen de transmettre l’ambition derrière BTS 2.0. J-Hope remarque qu’essayer quelque chose de nouveau n’allait forcément pas être facile, « puisque BTS a déjà organisé tellement de concerts » et que le but « n’était pas de trouver la solution parfaite mais de faire de notre mieux pour s’en rapprocher ». Il ajoute que se produire dans un stade signifie qu’il faut « prendre en compte la météo et chaque petit détail qui requiert une attention particulière comme les changements de direction » qu’ils rencontrent sur la scène centrale « pendant la performance où ils devaient sans cesse pivoter et se tourner ». Mais il y avait quelque chose à gagner de tout ce processus. « Au début, tout me faisait peur et ce n’était pas facile de s’adapter. », explique-t-il. « Mais je m’imaginais le stade plein d’ARMY avec BTS. Et maintenant, je suis convaincu que cette tournée est un grand pas en avant pour le groupe. »

Tournée ARIRANG à Londres @Big Hit MUSIC

« Nous avons tous été élevés en Corée. » Quand RM prononce ces mots devant la foule pendant MIC Drop le 12 juin lors du premier concert à Busan, il transmet aussi le message derrière l’entièreté de la tournée ARIRANG. Le directeur précise qu’il était important de montrer que « BTS a ses racines en Corée » et ajoute qu’ils « ont beaucoup lutté pour introduire les aspects les plus emblématiques de la Corée au public du monde entier. » Cette envie de lier organiquement l’identité du groupe avec des éléments traditionnels coréens est profondément ancrée dans la mise en scène globale. La scène centrale a été conçue « en s’inspirant de Gyeonghoeru3, où le roi tenait des banquets ». Ils ont imaginé les membres de BTS en train de chanter et danser dans leur propre version scénique avec ce même esprit enjoué. La partie supérieure de la scène a été fabriquée dans le but de ressembler à un toit d’un nupavilion4 traditionnel, mais rappelle aussi le contour du logo de BTS quand on le regarde d’en haut. Quant à la scène circulaire centrale, elle s’inspire du symbole taegeuk5 présent sur le drapeau sud-coréen et s’étend dans 4 directions vers les portes des stades qui elles représentent le geon, le gon, le gam et le ri 6. Cette même inspiration traditionnelle coréenne peut être aperçue tout au long du concert comme les draps blancs utilisés dans SWIM qui font penser au seungmu7. Que ce soient des images de masques coréens traditionnels sur tablette pendant they don’t know ‘bout us ou des drapeaux et rubans LED pendant IDOL, le concert est rempli d’interprétations modernes d’images traditionnelles qui donnent vie au K- sous forme contemporaine.

Les performances de Body to Body et d’IDOL rassemblent toutes ces idées de manière succincte. RM a révélé sur Weverse Live qu’il s’était inspiré de la chanson Hand in Hand du groupe Koreana, la chanson officielle des Jeux Olympiques de Séoul de 1988, pour donner forme à ce qui deviendra le concept de Body to Body. Le directeur de la tournée explique que « les mises en scène de Body to Body et d’IDOL s’inspirent toutes les deux de la danse traditionnelle ganggangsullae8 vue pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux de 1988 lors de l’entrée des athlètes pour la Parade des Nations. Les 50 danseur·se·s viennent de tous backgrounds confondus. Nous leur faisons faire le tour du stade avec les garçons, comme lors des Jeux Olympiques de Séoul en 1988 quand les gens du monde entier se sont rassemblés pour danser le ganggangsullae. Nous voulions montrer la beauté de la Corée présente dans le cœur de BTS et la vraie signification d’ARIRANG. »

Donc quand les spectateur·rice·s du monde entier se rassemblent dans un stade massif et chantent en cœur en coréen un extrait d’Arirang inclus dans Body to Body, ça en devient un symbole d’unité. Cette tournée donne l’opportunité à BTS et à son public de rapprocher leurs cultures et de ne devenir qu’un, la musique servant de pont. Comme au stade de Stanford le 19 mai où la foule a brandi des drapeaux sud-coréens pendant qu’on entendait la chanson folk. Jin a mentionné un exemple de style de chant qui a dépassé les frontières, « le yodle alpin traditionnel », et a confié à quel point il était heureux de « pouvoir introduire la musique coréenne folk aux fans du monde entier et les faire chanter en cœur » avec le groupe. « Quand je suis sur scène et que je vois la foule chanter sur la partie Arirang de Body to Body, on dirait un film. », dit-il. « C’est quelque chose que je n’aurais jamais pu imaginer et le voir en vrai donne l’impression d’assister à la scène principale d’un film. Je pense qu’on a réussi à présenter Arirang à nos fans d’une manière accessible grâce à la musique. »

BTS THE CITY

BTS THE CITY ARIRANG est un vaste festival citadin organisé conjointement avec la tournée ARIRANG du groupe. Le coup d’envoi a été donné avec THE CITY SEOUL en mars et avril pour coïncider avec la sortie de l’album, suivi de THE CITY LAS VEGAS en mai, THE CITY BUSAN en juin et THE CITY LONDON en juillet. « Nous avons vu à quel point les gens étaient heureux aux concerts et nous voulions prolonger ce bonheur. », explique un représentant de THE CITY. Il ajoute que l’idée derrière la promotion était de « s’inspirer de la culture fan et de toutes les expériences qui l’accompagnent, celles qui sont normalement directement liées au concert, pour les étendre à l’échelle d’une ville entière ». La clé est de proposer une expérience de concert à travers tout l’espace urbain et de donner aux fans une expérience inédite en personne. Le représentant ajoute que THE CITY a été « conçue pour que les fans hardcore, les touristes et les locaux puissent avoir l’opportunité de croiser l’artiste et son travail pendant une journée ordinaire, ce qui les attirerait naturellement vers une culture nouvelle ».

Voyager autour du monde comme le fait BTS permet au groupe de « s’immerger et de profiter du charme de chaque ville et de ses habitants », dit J-Hope. Le représentant ajoute que THE CITY vise à rendre chaque concert encore plus stimulant en « reflétant les couleurs locales de chaque ville » où se produit BTS, « tout en reliant constamment la campagne au message derrière leur album ARIRANG ». THE CITY SEOUL, par exemple, a été conçue dans le but de mettre en avant « un mélange de monuments historiques et de lieux quotidiens » dans la capitale « pour que les fans puissent expérimenter un festival unique tandis qu’iels arpentent la ville ». En revanche, THE CITY BUSAN a mis l’accent sur « les émotions qui accompagnent le retour à la maison du groupe puisqu’elle coïncidait avec l’anniversaire de BTS du 13 juin et leur événement FESTA, en plus du premier concert du groupe depuis 4 ans ».

THE CITY LAS VEGAS, qui s’est tenu un peu plus tôt en mai, a démontré la force et le statut du nom BTS tout en prouvant la croissance même de THE CITY. Le représentant a décrit la réaction sur place des locaux et des touristes qui s’arrêtent en chemin et disent : « Tout ça c’est pour BTS ? Incroyable. » et a mis en avant l’échelle immense de la prise en otage digitale du Strip, un quartier commercial clé, et du centre-ville, ainsi qu’une illumination qui a recouvert la ville entière de rouge. Avec THE CITY, c’est la première fois qu’un artiste musical met en place un événement à l’échelle d’une ville qui rivalise avec le Super Bowl ou la Formule 1. « La cloche daejong9, symbole central de la vidéo créée spécialement pour la Sphère, a été inspirée du titre No. 29 d’ARIRANG. », explique le représentant, faisant référence à l’un des principaux monuments de Las Vegas mais aussi à la salle sphérique la plus grande du monde. « Nous voulions mettre en valeur le moment exact où les échos de notre son s’échappaient du cœur de Las Vegas. Il y a aussi la lanterne cheongsachorong10 qui est reliée à la façade du Sungnyemun11 de THE CITY SEOUL. », ajoute-t-il en faisant référence à l’affichage numérique sur la porte de Namdaemun dans la capitale. « Nous voulions raconter une histoire qui relie la tournée à chaque ville pour les illuminer une à une. » THE CITY se déplace alors en parfaite harmonie avec la tournée ARIRANG.

ARMY

Pendant la chanson Come Over, Suga demande aux ARMY d’une voix calme et posée comment iels vont : « Je suis désolé, je suis un peu en retard / Tout va bien pour toi, tu n’as pas rencontré de problèmes ? ». C’est devenu une tradition de la tournée : les fans répondent alors « Ani12 » quand il mentionne son retard. « Je suis juste heureux de pouvoir chanter Come Over avec le groupe sur scène », dit Suga. « Puisque ça fait longtemps qu’on n’avait pas sorti d’album », la chanson est simplement composée « des pensées brutes qui me sont venues ». Si j’emprunte une des paroles, la tournée de BTS semble être l’histoire du « nouveau départ » du groupe.

Mais même avec ce nouveau départ, certaines choses ne changent jamais. Jungkook filme et monte ses propres vlogs sur la route, malgré l’emploi du temps bien rempli de la tournée, pour les poster ensuite sur son Instagram. Ce qui nous rappelle la série Golden Closet Film qu’il uploadait sur la chaîne YouTube de BTS. « Ça me rappelle lorsque je filmais de temps en temps à l’époque. », dit l’idole quand on lui demande ce qui l’a poussé à commencer ses vlogs. « Garder une archive non pas avec des photos mais avec des vidéos nous aide à mieux nous rappeler du moment donc j’ai pensé que ce serait une bonne idée de prendre l’habitude de documenter mes journées pour ARMY de temps en temps ! » Le passé est aussi mis à l’honneur lors de l’inclusion de deux chansons surprises vers la fin de chaque concert. Comme le dit le magazine britannique NME, « C’est une tournée nommée ARIRANG donc la plupart de la setlist est tirée de l’album du même nom » mais il y a tout de même « quelques chansons plus anciennes par-ci par-là » et le fait que chaque concert possède son propre lot de surprises renforce « cette combinaison du passé et du présent ». V a aussi trouvé ce segment plein d’énergie et d’émotions. « Quand une ancienne chanson est lancée, les souvenirs liés remontent à la surface. », dit-il. « J’imagine que les souvenirs de cette époque sont ancrés à jamais donc ils reviennent et mon corps se met à bouger tout seul. C’est peut-être parce que je suis heureux et excité mais je commence à danser sans même m’en apercevoir. Pour être honnête, je me suis tellement entraîné pour certaines chansons qu’elles sont en moi. Je ne pense pas arriver à les oublier même si je le voulais. »

Le 12 juin, pour la première soirée au Busan Asiad Main Stadium, BTS a surpris la foule avec des performances de Paldogangsan et Ma City. Dans ces chansons, BTS raconte la formation du groupe alors que ses membres venaient tous de régions différentes (« De Séoul, Gangwon au Gyeongsang-do / Du Chungcheong-do au Jeolla-do / Dites-leur que nous sommes arrivés ») et sur leurs racines (« La ville m’ayant élevé »). Cela montre à quel point le dernier album et la tournée sont liés aux racines et à l’essence même de BTS. Puis, quand RM résume l’état actuel du groupe lors d’un Weverse Live, il le décrit comme « le nouveau départ de sept jeunes hommes coréens ». Il pose ensuite la question : « Qu’est-ce qui démarque BTS par rapport aux autres groupes ? Qu’avons-nous fait depuis tout ce temps ? » Ils ont grandi, ont dépassé les frontières : de leur ville natale à Séoul, de la Corée au monde entier, tout en forgeant des connexions de plus en plus nombreuses. Quand cette tournée s’achèvera, quelle réponse aura trouvé BTS à cette question ?

« Je pense toujours qu’un album ne nous appartient plus vraiment une fois qu’il est sorti. », dit RM. Ses mots reflètent la signification de la tournée à la fois pour le groupe et pour ARMY. « L’évaluation et l’appréciation appartiennent entièrement au public et aux personnes qui l’écoutent. C’est difficile à confirmer mais j’ai vraiment l’impression que nous nous dirigeons vers la prochaine étape, que ce soit pour notre travail ou notre vie personnelle. Je ne suis simplement pas encore sûr de la direction en question. » Transmettre, ici et maintenant, leur propre histoire à travers la musique. Prouver qu’ils sont là sur scène et trouver ce que ça signifie ensemble. Personne ne sait ce qui se trouve de l’autre côté de la colline mais malgré tout, BTS commence son prochain chapitre, comme toujours.

Notes :

1. Heung :
Ce mot désigne la sensation de joie collective ou encore d’excitation.

2. Han :
Ce mot désigne une forme d’émotion, principalement de chagrin ou de ressentiment.

3. Gyeonghoeru :
C’est une salle de banquet surélevée dans le palais Gyeongbokgung à Séoul. Elle est classée Trésor National.

4. Nupavilion :
Ce terme désigne un type de pavillon traditionnel coréen à deux étages ou surélevé, ouvert sur l’extérieur pour admirer le paysage culturel et naturel.

5. Taegeuk :
C’est un terme sino-coréen signifiant « suprême ultime », bien qu’il puisse également être traduit par « grande polarité/dualité ».

6. Le geon, le gon, le gam et le ri :
Ce sont les quatre trigrammes noirs qui figurent aux quatre coins du Taegeukgi, le drapeau officiel de la Corée du Sud.

7. Seungmu :
C’est une danse traditionnelle coréenne en solo, issue à l’origine des rituels bouddhistes et exécutée par des moines.

8. Ganggangsullae :
C’est un rite saisonnier et une danse traditionnelle coréenne exécutée en cercle par des femmes sous la pleine lune pour célébrer la fertilité et les récoltes.

9. Cloche daejong :
Cela signifie littéralement « Grande Cloche ».

10. Cheongsachorong :
C’est une lanterne traditionnelle coréenne fabriquée à partir d’un abat-jour en soie rouge et bleue avec une bougie ou une lumière à l’intérieur.

11. Sungnyemun :
Namdaemun, de son vrai nom Sungnyemun, est l’une des huit portes de la muraille de Séoul, en Corée du Sud, qui entourait la ville lors de la dynastie Joseon.

12. Ani :
Cela signifie non en coréen.